Le mois de juin 1940 est l'aboutissement de la « Drôle de guerre » et voit la débâcle de l'armée française face aux Allemands. Avant la seconde guerre mondiale, l'armée française était considérée comme une des plus puissantes du monde. Mais elle ne peut contenir la puissance retrouvée de l'Allemagne nazie. Lorsque celle-ci attaque en 1940, la défense française s'écroule avec plus de 100 000 morts, victime à la fois du concept allemand de Blitzkrieg et surtout de la mauvaise utilisation des chars. En cinq semaines, l'avancée allemande en France entraîne la désintégration de l'armée et une gigantesque panique dans la population. Jetant sur les routes des millions de personnes terrorisées qui tentent de fuir avec de maigres bagages les bombardements et l’avancée des chars ennemis en se dirigeant vers le sud ou l’ouest. Ces cohortes de réfugiés gênent considérablement les mouvements des troupes franco-britanniques.

C’est cet épisode tragique qu’on appela l’Exode…

Quelque part sur une route du nord de la France, l’équipage d’un B1-Bis attend ses ordres de mouvement. L’équipage regarde passé les colonnes infinies des réfugiés français auxquels sont venues s’ajouter les populations belges et hollandaises.

Le chef de char est alors interpellé par l’un de ses hommes qui revient du château occupé par l’état major du régiment. Apporte t-il un ordre de mouvement d ’attaque ou... de retraite ?

En réaction au regain de tension internationale qui mena à la 2ème guerre mondiale, les militaires français prirent la décision de modifier et d’améliorer le char B1 en service, donnant naissance au B1 bis. Avec un équipage de 4 hommes, il avait une petite tourelle pivotant sur 360° avec un canon de 47 mm mis en œuvre par le chef de bord, l’opérateur radio servant de chargeur. Le conducteur était également le tireur de l’obusier de 75 mm installé dans la caisse. Avec son blindage de 60mm par endroits, le B1 était l’un des tanks les mieux protégés de son temps. Entre mai et juin 1940, les chars B1 bis menèrent un combat rude mais désespéré contre l’envahisseur allemand. Avec sa puissance de feu et ses blindages épais, le B1 bis était un adversaire redoutable pour les blindés allemands.

 

LES COUVERTURES ROUGES

Des agents allemands de, ce qu’on appelait, la 5ème colonne, étaient chargés de se mêler aux civils afin d’y semer la panique dans le but de gêner les mouvements des troupes alliées. Ils répandaient de fausses nouvelles qui influençaient la direction prise par les réfugiés qui se dirigeaient sur des itinéraires utilisés par les colonnes des armées françaises ou britanniques. Ou encore de saboter les lignes de communications ou les panneaux d’indication routiers en modifiant leur sens. Certains étaient même déguisés en gendarmes français.

Sachant que les colonnes de réfugiés étaient régulièrement bombardés par la Luftwaffe, ces agents se promenaient avec des couvertures rouges sur leur bagages, de façon à ce qu’ils soient bien identifiables du ciel et que les aviateurs allemands ne les bombardent pas par erreur. Ce stratagème sera rapidement découvert déclenchant une paranoïa envers toutes les personnes ayant des bagages ou habits rouges…


B1-Bis
Marque Tamiya - réf. 35282 - échelle 1/35ème
Les éléments du décor   
Les poteaux et les arbres proviennent de la boite à surplus, la borne et les panneaux indicateurs sont de fabrications personnelles. Les panneaux routiers viennent du web sur cet excellent site. Pour le portail et le mur ils proviennent de la boite 3507 de chez Mini Art. Le soldat français est de marque MK référence F088 ainsi que le tankiste réf F121. Les réfugiés viennent de chez PREISER réf 64007.

 
Diorama à l'échelle 1/35ème
Dimensions - 26 cm X 29 cm - Vendu