À l'aube du 7 décembre 1941, les forces aéronavales japonaises sont à moins de 700 km de Pearl Harbor.

À 6 heures, 183 appareils décollent. Cette première escadrille se compose d'avions torpilleurs, de bombardiers piqueurs et de chasseurs Zéro.

Cette première vague se dirige sans encombre sur Pearl Harbor où, à partir de 7 h 50, elle s'attaque aux aérodromes et à la rade remplie de navires de guerre. L'effet de surprise est total. La plupart des 94 navires de guerre et bâtiments auxiliaires au mouillage sont touchés. D'importants dégâts sont infligés aux avions alignés sur les aérodromes.

Après une courte interruption, une seconde escadrille japonaise se représente. Forte de 170 appareils, elle concentre ses tirs sur les terrains et les navires semblant les moins endommagés. La défense américaine s'est ressaisie, mais en vain.
À 9 h 45, quand l'attaque s'achève, le Japon peut s'enorgueillir d'avoir remporté, sans grand dommages, un succès spectaculaire sur les forces aéronavales des États-Unis.
L'Amiral Nagumo fait alors parvenir un message codé à Tokyo : Tora ! Tora ! Tora ! Ces trois mots qui signifient Tigre, informe le gouvernement Japonais de la réussite de l'opération.

 
Quand la Marine impériale japonaise attaqua Pearl Harbor, les Américains étaient déjà en possession d'informations sur le A6M, sous la forme de rapports de combats transmis par les pilotes américains qui affrontaient les japonais en Chine. Mais personne n'avait pris l'initiative de faire circuler ces informations, si bien que ce chasseur maniable et bien armé causa un nouveau choc en semant la dévastation dans les rangs des avions de divers types que les Alliés tentèrent de lui opposer. En six mois, les formations équipées de A6M avaient acquis une maîtrise du ciel qui avait permis aux forces japonaises de conquérir plus de trente millions de kilomètres carrés. Le A6M mit fin à une idée préconçue des plus répandues, selon laquelle les armements japonais étaient inférieurs à ceux des Alliés. Au japon même, il contribua à fonder le mythe de l'invincibilité des armées de l'empereur. Jiro Horikoshi, son créateur, devint un héros national. Dans l'appellation A6M, la lettre A désigne un chasseur embarqué, les deux autres indications signifient qu'il s'agit du sixième appareil de cette catégorie réalisé par la firme Mitsubishi. Le nom de baptême celui-ci était Reisen, ou Rei-sen, c'est-à-dire Chasseur zéro , ce chiffre n'étant que le millésime abrégé de l'année 1940, soit 2600 dans le calendrier japonais. Le premier A6Ml, équipé d'un moteur Mitsubish Zuisei 13 de 780 ch , vola à Kagamigahara le 11 avril 1939 montrant d'excellentes qualités bien que sa vitesse (498 km/h) fût légèrement inférieure aux exigences du programme. Après plusieurs tentatives infructueuses, les Américains parvinrent à s'emparer d'un A6M2 presque intact qui avait fait un atterrissage forcé sur une île de l'archipel des Aléoutiennes, dans le nord du Pacifique. Le précieux avion fut vite récupéré, et bientôt essayé en vol sur la base navale de North Island, à San Diego. C'est là que le mythe du A6M commença à s'effriter, les défauts de l'appareil apparaissant clairement. La puissance du moteur -1 130 ch - ne pouvait suffire à expliquer les performances de l'avion. La structure de la cellule était de construction légère, et les éléments vitaux de l'appareil étaient dépourvus de blindage. Les Alliés élaborèrent alors une tactique consistant à n'engager le combat que dans la mesure où ils disposaient de l'avantage en altitude.
 
Source musicale
B.O. du film "1941"
Diorama à l'échelle 1/32ème
Vendu